ça y est, j'y crois plus. fallait bien que ça arrive un jour. je suis trop conne.

Aujourd'hui, je voulais sentir la cigarette. Te serrer tout contre moi, jusqu'à avoir l'impression que le temps s'arrête. Penser encore à nos calins, nos bisous, nos mensonges. Me perdre dans mes questions stupides, auxquelles tu réponds toujours. J'en ai une excellente pour toi, d'ailleurs. Je voulais croire encore qu'on s'aime, que c'est tellement évident qu'on a pas besoin de le montrer. Je voulais que tout soit comme avant.

Finalement, j'ai envie de voir des garçons. De les embrasser, les uns apres les autres, ou de te le faire croire. J'ai envie que tu vois ces putains de larmes qui se refusent à couler. J'ai envie que tu saches combien je suis instable, à cause d'une putain de question qui me retourne la tete. A moins que tu ne le saches déja. J'ai envie de te mentir, comme d'habitude, de te dire que ça va. Parce que ça va toujours, en fait. J'ai envie de vomir ces conneries qui me broient le coeur. Je sais que je vais tout gacher, et tu vois, je dois en avoir envie, puisque je ne fais rien pour m'arreter.


Lily
# Posté le jeudi 10 juillet 2008 15:24

Et si on rigolait, un peu. Allez, juste un peu...

Et si on rigolait, un peu. Allez, juste un peu...




Et si j'avais pas confiance... qu'est ce qui se passerait concrètement?
J'aurais peur, sûrement. Bien plus qu'a cet instant.







Tu sais, j'ai tellement rêvé de toi que maintenant je rêve à d'autres.
Je rêve de te rendre jaloux, malade d'amour.
De me faire du mal et de t'en faire encore plus.
[Je t'avais dit de ne pas croire en moi.]






Lily
# Posté le jeudi 10 juillet 2008 12:40
Modifié le jeudi 10 juillet 2008 15:14

Aujourd'hui, parce que j'ai mal, je vais perdre ce qui m'est le plus cher. Enfin, si j'ai les couilles pour nous détruire à ce point là. Moi je l'aime, à en crever, je l'aime surement trop et c'est pour ça qu'il faut tout arreter maintenant avant qu'il soit trop tard. Ca y est, j'ai tout laché, ma dernière attache à la réalité, c'était lui. Et sans lui, je suis rien.

Je suis sure que les gens dans le métro sont aussi perdus que moi.
Sure qu'ils ont les larmes aux yeux en rentrant chez eux, l'envie de vomir depuis toujours.
Je suis sure qu'ils ont aussi de folles déceptions et des petits bonheurs à peine remarquables.
Je suis sure qu'ils larguent autant de litres de larmes que moi, et qu'ils croient que ce n'est pas grave.
Ils ont surement peur, aussi.
Peur d'exister, peur de se détruire.
Ils pensent certainement à leurs calmants autant que moi, à la moindre contrariété.
Ils sont surement déçus de ne pas voir la personne qu'ils aiment, alors qu'ils avaient trouvé les mots pour tout lui expliquer.
Ils se trompent, j'en suis sure.
Ils se perdent, et ils ne se retrouvent pas assez vite pour éviter de se faire du mal.
Est ce qu'il leur arrive, aussi, d'y croire tellement fort alors que tout est faux?

Comment font ils pour être si insondables?

Lily



[Je ne veux plus de ratures...]
# Posté le mardi 06 mai 2008 04:39
Modifié le vendredi 30 mai 2008 05:58

Le ciel s'assombrit, et pourtant c'est de mes yeux que se déverse la pluie.

Le ciel s'assombrit, et pourtant c'est de mes yeux que se déverse la pluie.




"En ce moment, je suis plus crédule qu'une adolescente sur la banquette arrière d'une décapotable, et qui croit dur comme fer qu'on est là pour regarder les étoiles..."

(M. Monnehay, Corpus Christine)
# Posté le vendredi 18 avril 2008 06:09
Modifié le lundi 21 avril 2008 13:34

J'aurais voulu te dire que le temps qui passe ne me detruira pas

Et puis tu te dis que ça fait 8 mois. Que depuis lui, plus grand chose ne compte, que tu te détruis de plus en plus. Et plus tu es heureuse, plus tu te détruis.
T'es en train de tout louper. Tu vois plus le temps passer, c'est comme si tu ne pouvais vivre qu'en sa présence.
Les autres autour te disent qu'il ne te correspond pas. Et toi tu sais que même vos larmes vous les partagez.
Tu cours a l'échec a reculons, pour faire comme si tu ne l'avais pas vu venir. La fac, le permis, la natation. T'es bonne a rien, de toute façon.
"Merde, t'as que 18 ans, tu peux pas vivre que pour ça, pense a ton avenir. Au jour ou il te larguera."
Ah ça, pour y penser t'y penses. Mais tu vois pas d'échappatoire. T'attends le jour ou il te balancera a la gueule que c'est fini, que ça n'a jamais vraiment commencé. L'angoisse t'empeche de respirer, mais tu suffoques en silence, surtout, surtout lui cacher encore un peu que ça ne va pas. Que ça n'ira jamais de toute façon.
Et tu sais que lui, il pourrait etre heureux. Mais que son bonheur, tu ne peux pas le lui offrir.
Et il reste persuadé, comme les gosses, que vous serez forcément ensemble pendant encore dix ans au moins, que vous ne pourrez jamais etre séparés, que les contes de fées ne sont pas que des histoires.
Toi, tu sais que dix ans, c'est peut etre le temps que tu mettras a l'oublier, avec un peu de chance. Parce que toi, tu seras jamais bien. Pour ça, il faudrait que tous ceux a qui tu tiens soient heureux, et ça, quoi que t'en dises c'est pas possible.
Alors tu profites des secondes dans ses bras, un sablier laissant echapper trop de sable dans ton coeur. Et tu te jettes dans l'attente. Parce que les contes de fées, t'y as jamais cru.

Lily
# Posté le mardi 25 mars 2008 05:16